
Thales Alenia Space, leader dans l’industrie du spatial en Europe a mis au point une capsule nommée CUPOLA qui a décollé avec la navette Endeavour la semaine dernière. Accrochée à 350 km sur le module Tranquility, Cupola est une véritable baie vitrée qui offrira aux astronautes de la station spatiale internationale une vue imprenable sur la terre et l’espace.
Les spationautes de la navette Américaine ont terminé l’installation de cet ensemble de sept hublots ce lundi 15 Février. Ce dôme pesant 1,9 tonnes, mesurant 1,5 m de long et 2,9 m de diamètre est doté de six fenêtres latérales et une fenêtre centrale, toutes munies d’obturateurs de protection contre des micro-météorites.
L’installation de ce dernier module et de la capsule Cupola marque quasiment la fin de la construction de l’avant-poste orbital désormais à plus de 90% achevé.
Le module Tranquility en plus d’être le point de fixation du dôme d’observation offre aux occupants d’ISS un espace pour faire du sport. Se dégourdir les jambes avant d’observer la terre du plus beau point de vue jamais donné à l’homme est un privilège certain mais qu’en est-il de la justification de ce type de programme ? Débat sans fin. Quoiqu’il en soit, nous, ça nous fait rêver.
Découvrez la reconstitution en image de la mise en place de Tranquiity et Cupola sur la station ISS sur le site de masterimage programmes.
http://www.m-programmes.com
Guillaume Fournié
par O.Joyard – JM.Lalanne http://www.lesinrocks.com/
John McTiernan, le roi maudit d’Hollywood
Un grand cinéaste américain reçoit les journalistes à Paris. Son nom, John McTiernan, n’est plus si connu, et il faut évoquer Piège de cristal ou A la poursuite d’Octobre rouge, quelques grands succès vieux de déjà deux décennies, pour que les néophytes situent un peu l’homme, dont l’importance artistique fut pourtant considérable.
Ses films sont plus connus que lui. Et lui semble à jamais moins connu que celui qui fut longtemps son grand rival, James Cameron.
A Paris, John McTiernan ne présente pas un nouveau film. Il est de passage, en route pour le Festival du film fantastique de Gérardmer dont il a accepté d’être le président du jury.
Depuis huit ans, il n’a pas tourné pour Hollywood et ses trois derniers films (Le Treizième Guerrier, Rollerball, Basic) ont dessiné une trajectoire déclinante, en tout cas aux yeux de l’industrie.
Son nom a été mêlé à une affaire plutôt louche. On lui a reproché d’avoir fait appel aux services de la star des détectives privés d’Hollywood, Anthony Pellicano, pour placer sur écoute l’un de ses producteurs. Mc T” a ensuite été accusé de faux témoignage, un délit grave selon la loi américaine. Condamné à quatre mois de prison et à une importante amende, il n’a toujours pas effectué sa peine.
L’homme semble brisé et il n’a pas encore 60 ans. Sa fatigue mentale et physique saute aux yeux. Il se dit aujourd’hui “proche de la banqueroute”.
Lorsqu’on lui demande si malgré son inactivité, il se sent encore cinéaste, il répond avec un sourire aussi triste qu’ironique : “Je fais ce que je peux.”
l y a quelque chose de cruel à voir dans le même temps la canonisation de James Cameron, réussissant pour la seconde fois avec Avatar un succès si faramineux qu’il le place dans une position de suprématie sans précédent sur l’industrie hollywoodienne, tandis que John McTiernan semble à ce point banni, désoeuvré, avec pour seule actualité une fonction honorifique dans un festival français.Cameron et McTiernan furent pourtant les deux faces d’une même médaille. En 1985 et 1995, ils ont radicalement rénové le cinéma d’action hollywoodien et incarné un genre : le blockbuster à effets spéciaux.
Ils en furent les deux seuls artistes inspirés, et seront copiés par des dizaines d’artisans moins doués – Michael Bay, Roland Emmerich… –, aujourd’hui bien plus puissants que McTiernan. Cameron et McTiernan ont aussi en commun d’avoir façonné la plus grande star américaine de cette période : Arnold Schwarzenegger.
C’est en 1985, avec Terminator, son second film, que James Cameron devient un jeune capitaine d’industrie à Hollywood. Deux ans plus tard, avec Predator (également son second film) et toujours avec Arnold Schwarzenegger, John McTiernan s’impose à son tour comme un des plus vifs espoirs du film à gros muscles et grosses munitions.
Classique film de guerre avec GI dans la jungle qui se métamorphose au bout d’une heure en film de SF avec monstre extraterrestre, Predator étonne et éveille l’attention sur un cinéaste habile à déjouer les conventions.
Entre 1988 et 1990, tandis qu’Abyss de Cameron n’obtient qu’un demi-succès, Piège de cristal (qui propulse Bruce Willis au sommet du box-office) puis le film de sous-marin post-guerre froide A la poursuite d’Octobre rouge inscrivent McTiernan tout en haut de la liste des cinéastes bankable.
Le roi n’a pas le temps de profiter de son règne : 1993 est l’année de sa première déconvenue. Il pilote le nouveau Schwarzenegger movie : Last Action Hero, dispendieuse production affrétée pour devenir le plus gros succès de l’année.
Mais cette histoire tout en mises en abyme, où le héros d’un film d’action sort de l’écran et voit son héroïsme se heurter au monde réel (où les corps saignent après une cascade, où les méchants ne sont pas forcément punis…), laisse le public un peu coi.
“J’ai voulu faire un film d’action postmoderne, raconte le réalisateur. Tout comme en architecture, on construit des immeubles neufs pour qu’ils ressemblent à des constructions anciennes et valent comme commentaire sur ces immeubles anciens. J’ai conçu Last Action Hero comme un commentaire sur les films d’action. Mais ça a déclenché une vraie guerre politique dans le studio. On m’a poussé à rajouter toujours plus d’explosions, à ce que l’enfant aux côtés de Schwarzenegger se comporte à son tour comme un héros de film d’action…
A Hollywood, il est très important de trouver le bon interlocuteur parmi la production. Cela m’est arrivé avec Franck Mancuso. Nous avons fait ensemble A la poursuite d’Octobre rouge. Puis neuf ans plus tard L’Affaire Thomas Crown. Sur ce film, le studio voulait imposer une bimbo de 23 ans face à Pierce Brosnan. J’ai réussi à le convaincre d’engager une actrice de 40 ans, Renee Russo. Pour que le film soit un duel sexuel, il fallait que le personnage féminin ait une maturité émotionnelle égale à celle de Thomas Crown. Franck Mancuso m’a donné son accord contre l’avis du marketing. Le scénario prévoyait aussi pour la fin du film un festival de pyrotechnie du genre Mission: impossible, et j’ai pu imposer un finale un peu chorégraphique, avec seulement des figurants déguisés comme dans un tableau de Magritte. C’est une question d’entente artistique et de confiance. Mais sur Le Treizième guerrier ou Rollerball, j’ai vécu un cauchemar.”
De fait, les deux films ont été finalement remontés par les studios et ont connu des sorties chaotiques dans un climat de franche hostilité.
Etrangement, les années 2000 ont vu hiberner deux cinéastes clés de la décennie précédente mais pour des raisons inverses.
Mis en orbite par le triomphe de Titanic, Cameron a passé douze ans à peaufiner un come-back à la hauteur de son nouveau statut.
Mis KO par ses échecs successifs, John McTiernan a perdu la main à Hollywood, ne parvenant pas à se remettre en selle même avec un film à budget plus modeste (Basic, en 2003 avec John Travolta, récit à tiroirs jouant sur une multiplicité de points de vue avec pourtant une vraie habileté).
En 2006, le scandale des écoutes téléphoniques le met définitivement à terre.
Quand on évoque l’affaire, sa ligne de défense est politique. Il affirme avoir été victime de harcèlement judiciaire pour des raisons politiques.
“Avant cette affaire, je ne m’intéressais pas à la politique. J’étais comme Mercutio, le personnage de Roméo et Juliette qui dit : “Malédiction sur vos deux maisons.” Je ne me sentais appartenir ni au camp des Républicains, ni à celui des Démocrates. Je n’avais qu’une ambition : être un entertainer. Je me suis retrouvé mêlé contre mon gré à une affaire de propagande visant Hillary Clinton. Les Etats-Unis sont entre les mains de gens très puissants qui contrôlent le Sénat. J’ai été extrêmement heureux de l’élection de Barack Obama mais il est plus que probable qu’il ne soit pas réélu. On vit aujourd’hui dans un film de sciencefiction où des néofascistes ont pris le contrôle et détruisent de l’intérieur la démocratie. Rumsfeld, Cheney, tous les faucons de Bush, ils étaient déjà là sous Nixon et ont contribué à installer des dictatures en Amérique du Sud…”
Sa parole s’emballe jusqu’à la confusion, proche par endroits de la pensée conspirationniste. La lucidité politique semble cernée par l’ombre noire de la paranoïa.
En 2005, McTiernan devait tourner un film de fiction avec Hayden Christensen (le jeune héros de Star Wars) mais le tournage a été annulé. Il explique que, depuis ses démêlés judiciaires, les assurances ne veulent plus le couvrir car il est susceptible d’être à nouveau inquiété par la justice.
Il s’est donc consacré à la réalisation d’un documentaire sur les agissements de cette droite dure américaine dont il voit partout l’ombre s’étendre. “The Political Prosecutions of Karl Rove est un recueil de témoignages qui dévoilent la stratégie d’organisations proches de l’extrême droite, qui ciblent depuis plusieurs années des membres du Parti démocrate. Lorsque j’ai réalisé ce film, je n’étais qu’une voix solitaire. Aujourd’hui, j’ai collecté de plus en plus d’informations et je prépare un nouveau documentaire plus développé.”
Pendant ces heures difficiles, comment ont réagi l’entourage powerful et les amis de l’ancien wonder boy ? McTiernan n’a pas appelé à l’aide son ancien Playmobil Schwarzenegger, devenu entre-temps gouverneur républicain de Californie.
“Je ne voulais pas avoir l’air de lui demander de l’aide. Nous ne nous parlons plus depuis des années. J’ai simplement envoyé mes condoléances à Maria, sa femme, lorsque sa mère est morte.”
Et ses autres amis ? “Des amis ? Je ne suis pas sûr d’en avoir jamais eu. Je ne suis même pas sûr que cette question ait un sens. Personne ne peut affirmer avoir des amis à Hollywood.”
Il a d’ailleurs choisi de quitter Los Angeles et habite dans un petit ranch au nord du Wyoming.
“J’ai fait ce choix essentiellement pour que mes enfants échappent à l’environnement hollywoodien. En France, vous pouvez vous reposer sur une culture ancienne, qui empêche les gens de se perdre, de n’être fascinés que par leur nouvelle voiture… Votre héritage millénaire vous protège. Aux USA, on n’a pas cette histoire, on manque de perspective. Je voulais que mes enfants grandissent dans un lieu réel. Le nord du Wyoming a toujours été progressiste politiquement et socialement, voire agressivement égalitariste. C’est le premier endroit aux USA où les femmes ont obtenu le droit de vote. Beaucoup de réformes importantes en Amérique ont pris leurs racines dans le Wyoming, alors que tout le monde prend ces gens pour des péquenots bigots et racistes. C’est aussi une terre indienne, une terre de western. J’habite à côté de Little Big Horn, près de là où s’est passée l’histoire de Fort Apache (John Ford, 1948 – ndlr).”
Depuis sa retraite du Wyoming, McTiernan voit malgré tout des films. L’année passée, il s’est enthousiasmé pour Capitalism: A Love Story de Michael Moore.
“C’est son meilleur film. Lui aussi est un solitaire mais de plus en plus de gens tombent d’accord avec son analyse.”
Et surtout, il a adoré Avatar : “C’est un grand film sur le monde dans lequel nous vivons. Cameron montre que l’Amérique appartient aujourd’hui à des monstres, des gens effrayants qui détruisent tout avec leurs machines. Et ce qui est extraordinaire, c’est que James parvient à dire des choses aussi violentes dans une forme qui peut être entendue par la planète entière. C’est un film d’un grand courage, réalisé avec beaucoup de coeur et un très grand sens du cinéma.”
Lorsqu’il regarde Avatar, McTiernan le voit-il avec les yeux du cinéaste qu’il pourrait encore être ?
“J’ai été un cinéaste… Donc oui, c’est toujours avec ces yeux-là que je vois les films. Je suis impressionné par l’intelligence avec laquelle James utilise la 3D. Jusque-là, on ne s’en servait qu’à la façon du cinéma primitif, comme L’Arrivée d’un train en gare de La Ciotat des frères Lumière, jouant sur le sentiment que le train vous fonce dessus. Avatar utilise la 3D de façon adulte, poursuit-il, pas comme un effet donnant superficiellement l’impression de profondeur. La 3D devient quelque chose d’organique, la matière d’une expérience proprement cinématographique.”
En évoquant le dernier film de son frère d’armes, la parole de McTiernan s’emballe de façon lyrique et fiévreuse et s’interrompt par endroits, comme sous le coup d’une violente émotion. Il conclut : “James Cameron a toujours toute sa voix et il l’utilise aussi fort qu’il peut. Moi j’ai perdu la mienne.”
http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/john-mctiernan-le-roi-maudit-dhollywood/?original_url=cine%2Fcinema-article%2Farticle%2Fjohn-mctiernan-le-roi-maudit-dhollywood%2F

Mon métier de productrice de documentaires, au sein de master image Programmes, m’amène à lire beaucoup de projets et à écouter de nombreux récits qui, potentiellement, pourraient devenir des films. Peu d’entre eux, pour des raisons diverses, en deviennent.
En juin dernier, j’ai reçu le projet de
Victimes d’un pédophile, le combat d’une vie. Ebranlée par le sujet, j’ai voulu rencontrer les auteurs rapidement. Ils m’ont raconté l’histoire inédite de Jérôme Nozet, qui a été violé régulièrement par le meilleur ami de son père, de 9 à 15 ans. Pendant des années, instrumentalisé par son agresseur, muselé par la peur, il s’est tu. Un silence lourd et douloureux, avec lequel il a grandi, comme seule réponse à ses maux. Jusqu’au jour où, enfin, il a trouvé la force de porter plainte. C’était en 2002, il avait 31 ans, mais il était trop tard … Son cas était prescrit.
Jérôme Nozet n’a pas supporté cette sentence sans appel. Sa vie a basculé, et il a décidé de tout mettre en œuvre pour faire éclater la vérité. Des années passées à s’improviser enquêteur pour rassembler des preuves, à chercher d’autres victimes, à fouiller dans le passé pour faire incarcérer son agresseur… Tenace, Jérôme Nozet a découvert l’horreur : le pédophile a violé des enfants pendant plus de quarante ans sans être inquiété !
Les auteurs/réalisateurs de ce projet de documentaire, ont suivi l’enquête de Jérôme Nozet pendant deux ans et demi. Patrice Masini et moi, avons décidé à l’issue de leur récit, de produire ce film, absolument.
Nous nous sommes engagés à raconter, à travers un film réalisé par Emanuel Amara, Vincent Kelner et Julien Mignot, l’histoire du combat de Jérôme Nozet et des autres victimes, laissés pour compte du système judiciaire, pour que la vérité éclate enfin.
L’équipe des documentaires de France Télévisions, à qui j’ai présenté le projet en juillet, a tout de suite tenu à faire partie de l’aventure de ce film. Patricia Boutinard-Rouelle, Carole Wheatcroft et Danièle Bénichou, nous ont permis de faire ce documentaire sereinement, en nous apportant le soutien, les critiques aussi et la présence continue, dont nous avons eu besoin pour mener à bien ce film. Cinq mois plus tard, le documentaire est terminé, et nous sommes fiers de vous le présenter.
Ce film, qui n’a rien d’une fiction a été une expérience forte et douloureuse
aussi. C’est un film qui m’aura marquée en tant que femme, en tant que mère bien sûr, et avant tout, en tant que citoyenne française.
Il faut savoir que les chiffres officiels concernant la pédophilie dans notre pays sont alarmants : Une petite fille sur huit sera abusée sexuellement avant sa majorité, ainsi qu’ un petit garçon sur dix. Mais combien d’autres victimes silencieuses existent. Des victimes qui n’entrent pas dans les statistiques officielles, parce que, comme Jérôme, elles se taisent.
Comme le dit Jérôme, je crois aussi que le message de ce film réside dans la parole des enfants. C’est la seule arme dont ils disposent contre les pédophiles. LA PAROLE : la parole avant tout pour prévenir, la parole en second lieu pour dénoncer, et, enfin, en dernier recours, la parole pour soigner ! Alors parlons-en, parlez-en, parlons de pédophilie à nos enfants, dans les écoles, à la maison. Le silence est la pire des choses. Pour Jérôme, et toutes les victimes de pédophilie, pour nos enfants, ayons le courage de parler.
Marie Chourgnoz Productrice


Le milliardaire britannique Richard Branson a dévoilé lundi dans le désert californien de Mojave le vaisseau spatial « SpaceShipTwo », dans lequel il espère transporter dès 2011 les premiers « touristes » de l’espace, sous la bannière de sa société Virgin Galactic. « Nous voulons que ce programme marque un début dans l’ère commerciale des voyages spatiaux », a déclaré Branson depuis les paysages lunaires et enneigés de Mojave, où la température lundi était tombée à -4 degrés. Il a assuré que « personne ne volerait dans le vaisseau spatial avant que (Virgin Galactic) n’ait réalisé beaucoup, beaucoup, beaucoup de vols » d’essai.
Branson a expliqué que l’appareil était conçu pour revenir lentement sur Terre comme « un volant de badminton géant » pour éviter la surchauffe, l’un des plus grands dangers lors du retour dans l’atmosphère. Dans l’espace, les touristes spatiaux pourront se lever de leur siège et regarder la Terre à travers de vastes hublots, et expérimenter l’apesanteur. Le Nouveau Mexique construit actuellement, à Upham, un « aéroport spatial » doté d’une piste de plus de 3 Km, depuis lequel le VSS Enterprise sera exploité. Les installations devraient être achevées à la fin 2010.

Teum Teum, est une émission mensuelle de France 5, c’est un espace de rencontres et de découvertes. Celle des banlieues, de Paris ou d’ailleurs en France, de leurs habitants et de leurs cultures. Le samedi à 14h00 et le dimanche à 22h55.
Teum, ça vient d’« appartement » en verlan. Cela veut dire la maison, par extension. C’est un titre qui correspond parfaitement à l’esprit de l’émission, qui se veut conviviale, familiale même. L’idée est d’emmener une personnalité dans un quartier de banlieue à la rencontre de ses habitants. En se basant à chaque fois sur un sujet d’actualité, Teum Teum parle des gens qui y vivent et « font des choses » : sportifs, travailleurs sociaux, écrivains… Teum Teum est une sorte de road-movie, un voyage à travers un univers où l’on croise différents interlocuteurs. L’émission va là où est le peuple partout en France. Et le peuple aujourd’hui ne vit pas dans les centres-villes. Teum Teum, est très bien réalisé, la musique y joue un rôle essentiel, comme un bonne BO.
Passionné de musique depuis son enfance avec la culture caribéenne en toile de fond, Juan Massenya a passé près de vingt ans à s’imprégner des courants et des tendances musicales en accumulant voyages et pèlerinages musicaux à travers le monde (Jamaïque, New York…). Après avoir passé trois années au sein du groupe Raggasonic, il décide de quitter la formation pour se consacrer à sa passion initiale, la conquête du vinyle. En 1999, il intègre la radio Générations 88.2 avec une émission dédiée à ses compilations, le Playtime Show. En 2002, il devient journaliste et se voit confier une émission quotidienne sur la station, Générations All Starz. Sur fond de culture urbaine, cette émission traite de toute l’actualité socioculturelle. Musique, littérature, théâtre, politique, tous les sujets y sont abordés. Destinée à un public transgénérationnel et transculturel, l’émission reçoit des invités aussi divers qu’Olivier Besancenot, le groupe NTM, George Clinton, Diam’s, Jean-François Bizot… En septembre 2009, il rejoint Nova pour une émission quotidienne et France 5 pour présenter Teum Teum.
Teum Teum, c’est vachement bien, j’aurai aimé produire cette émission intelligente !!!
Patrice Masini

Je suis très heureux de vous présenter « Une affaire d’état » , le dernier film de Eric Valette, Réalisateur et Ami avec lequel nous avons produit quelques films de pub.
André Dussollier, Rachida Brakni, Thierry Frémont
Un avion chargé d’armes explose au dessus du Golfe de Guinée. Une escort girl est assassinée dans un parking parisien. Plusieurs milliers de kilomètres séparent ces deux événements et pourtant…
Nora Chayd, inspectrice aux méthodes musclées, enquête sur le meurtre et bouscule sa hiérarchie. Victor Bornand, Monsieur Afrique officieux du gouvernement, tente d’étouffer la crise politique déclenchée par l’explosion. Quitte à avoir recours à son bras armé Michel Fernandez, un ancien des services de renseignements. Nora s’approche dangereusement des sphères du pouvoir.
Les meurtres et trahisons s’accumulent. Au nom de la raison d’Etat ?
Après deux films réalisés aux Etats-Unis, les deux inédits One Missed Call et Hybrid, Eric Valette est de retour en France. On aurait pu l’attendre sur un nouveau film fantastique mais ce sera en fait un thriller politique. Un genre qu’il affectionne particulièrement, comme il le prouve avec cette superbe réussite qu’est Une affaire d’Etat. Osons la comparaison : on n’avait pas pris notre pied devant un film français de cette espèce depuis les fleurons du genre tournés par Verneuil dans les années 70. Fans de I comme Icare et Mille milliards de dollars, ce film est fait pour vous !
Courez voir le nouveau film d’un jeune prodige du cinéma français.
Patrice Masini
Design hybride: l’espace démultiplié par l’image et le temps

Electronic Shadow, l’ombre électronique, a été créé en 2000 par Naziha MESTAOUI, architecte belge et Yacine AIT KACI, réalisateur français, tous deux ayant des parcours complémentaires dans leurs pratiques et leur approche des nouvelles technologies.
Electronic Shadow propose un nouveau type d’espace qui intègre dès sa conception l’intégration de son extension numérique pour créer une entité qui n’oppose pas le réel au virtuel mais qui les combine dans la création d’une nouvelle perception de la réalité, une réalité hybride. La virtualité, omniprésente, englobe tout ce qui est possible, potentiel, tout ce qui est invisible.
Cette nouvelle réalité hybride fait du potentiel invisible une réalité visible, créant donc les conditions de nouveaux types de perception. La réalité hybride est consécutive à la co-existence de deux réalités perceptibles, l’une physique et l’autre électronique, dans des espaces communs.
La conception de ces espaces hybrides ne répond plus seulement à des contraintes physiques mais doit envisager son extension électronique dans le nouvel espace-temps auquel elle appartient.
Une double architecture, réelle et virtuelle, dans la création d’espaces hybrides, permet d’envisager l’architecture non plus seulement par rapport à un environnement physique, culturel et social, en d’autres mots urbain, mais celui-ci peut intégrer une toute autre urbanité, une nouvelle strate dans la ville comme système de mémoire, une urbanité du media.